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Notre cave, plaisir de la bouche, plaisir des yeux !

mercredi 7 janvier 2015 , par Hubert Hausherr

Quand nous avons quitté la coopérative locale en fin 1999 pour vivre notre vie de vigneron pleinement, il nous a fallu un bâtiment.
- Nous avons pu acquérir une bâtisse voisine dont nous avons aménagé le rez de chaussée pour en faire notre cave où naîtront et grandiront nos vins.
- A l’extérieur, un préau que nous avons monté avec de vieilles poutres et des tuiles anciennes protège le pressoir.

Dans la cave, nous avions fait installer des cuves en inox de différentes tailles, adaptées chacune à nos différents terroirs.
- L’inox, pour les vignerons débutants que nous étions, nous a permis de vinifier sans autres produits œnologiques que le soufre sans crainte, grâce à sa facilité de nettoyage.
- Après quelques années, nous avons dû nous séparer d’une grande parcelle de vigne. La plus grande des cuves devenait inutile et elle a donc été vendue.
- Ce gain de place a rapidement trouvé son utilité, nous installons quelques fûts en bois.
- Notre adhésion à l’association Tyflo en 1999 a orienté notre travail dans les vignes vers un véritable respect de la plante et de son environnement.
- Puis nous "glissons" progressivement et volontairement vers une viticulture biologique engagée officiellement en 2006. Nos rendements des huit premiers millésimes ont une moyenne de 43 hl/ha...bien loin des 88 hl/ha autorisés en Alsace.
- Notre démarche en vin naturel nous "poussent" à nous intéresser à la biodynamie.
- Je dois reconnaître ici que je ne l’ai fait qu’à reculons tellement je croyais que ce n’était que fantaisie et poudre de perlimpinpin.
- Mais la première heure passée à la formation en biodynamie à laquelle je me suis inscrit par curiosité et conduite par Pierre Masson m’a suffit pour comprendre que mes réticences venaient de mon ignorance.
- Cette formation a catalysé mon envie de comprendre.
- Révélation serait peut-être un peu excessif mais très sincèrement, la biodynamie me procure depuis beaucoup de plaisir...et à nos vignes également !

- Cette approche peu interventionniste nous amène vers des rendements encore un peu plus bas (la moyenne des sept années suivantes : 27 hl/ha)
- Une plante, en l’occurrence la vigne, ne peut produire des fruits de qualité que si elle n’est pas "obligée" par des pratiques productivistes.
- Elle sait aussi beaucoup mieux se défendre contre les maladies et les parasites.
Nous nous contentons de deux traitements bio (avant et après la floraison, période critique) avec un soutien d’un ou plusieurs poudrages à base d’argile et d’oligo-éléments comme le soufre et le cuivre. Si l’année ne présente pas de complication, nous ne faisons que des poudrages.
- La biodynamie et ses préparations sont omniprésentes, elles permettent d’aider la plante à mieux résister aux attaques ainsi que aléas climatiques.
- Ces récoltes plus faibles (mais plus fortes de naturel) et notre expérience nous incitent à repenser notre cave.
- En juin 2014 une idée a germé. Elle a mûri tout l’été et en septembre c’était décidé, nous remplaçons nos cuves trop grandes par des fûts de petites capacités (entre 228 et 500 litres) beaucoup plus adaptés pour nos petites vinifications. Plaisir de la bouche, plaisir des yeux !

- Aujourd’hui les 2014 y terminent tranquillement leurs fermentations.

Affaire à suivre...


Cela va certainement sans le dire mais ces fûts n’ont évidemment pas l’objectif de boiser nos vins, ils ont entre deux et sept vins et ont donc perdu la totalité ou quasi totalité de leurs arômes liés au bois neuf.